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Manger en famille réduit les risques d’obesité infantile (OK pour relecture)


Les repas de famille sont efficaces pour lutter contre l’obésité chez les enfants. C’est ce que démontre une étude américaine parue cette semaine.

L’obésité infantile est un phénomène inquiétant. Selon l’OMS, l’obésité infantile aurait progressé de 60 % ces vingt dernières années dans le monde, portant à 4 % la proportion d’enfants touchés en France. Quant aux enfants en surpoids, ils représenteraient 13% des petits français.

Un moment d’apprentissage

Beaucoup de parents inquiétés par le surpoids de leur enfant luttent en tentant de limiter le grignotage. Mais il suffit parfois de gestes simples, comme se réunir autour d’une même table pour manger. Les repas du midi ou du soir sont des occasions uniques pour accroitre la culture alimentaire de ses enfants. Les repas préparés à la maison sont le parfait moment pour mettre en valeur fruits et légumes. L’occasion pour les parents de les faire découvrir aux enfants et de partager avec eux quelques secrets de cuisine.

Mais les parents semblent avoir pris les devants. Selon un baromètre de l’INPES (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), enfants et parents se retrouvent autour de la même table lors du dîner dans 80 % des cas. Ce baromètre démontre aussi que le grignotage chez les 12-18 ans est passé de 13,3 % en 2002 à 8,5 % en 2008. Des chiffres encourageants qui devraient rassurer les spécialistes.

Corentin Allain

La saison des asperges est arrivée


Tous les ans, les amoureux d’asperges attendent ce rendez-vous avec impatience. La saison des asperges est arrivée. Quelques semaines à peine pour en profiter. L’occasion idéale d’en consommer étant mai et juin seulement.

Il y a 4.000 ans, l’asperge poussait à l’état sauvage autour du bassin méditerranéen. Remarquée par les Romains 200 ans avant JC, elle est cultivée, en France, comme plante potagère depuis le XVe siècle.

Vertes, blanches, rouges ou violettes, il en existe plusieurs variétés. Dans l’Hexagone, elles sont surtout cultivées dans le Val-de-Loire, le sud-ouest, le sud-est et en Alsace. D’autres sont importés d’Espagne, d’Israël, d’Afrique ou du Chili. Pour autant, l’asperge d’Argenteuil, cultivée en Île-de-France et l’asperge des sables des Landes restent les deux variétés les plus connues.

La saison des asperges est ouverte (crédit photo : wikipédia).

Selon le site du gouvernement, qui en fait actuellement sa promotion, ce légume se déguste cuit, chaud ou tiède avec une sauce vinaigrette ou hollandaise, une sauce mousseline ou une simple mayonnaise. Nature, l’asperge est composée que d’eau. Du moins à 92%. Il est préférable de consommer ses asperges dans la journée suivant la cueillette ou l’achat. Sans modération.

Meddeh Belkanichi

Les emballages s’invitent aux repas


L’emballage comestible pourrait faire son apparition dans nos cuisines. Une série d’inventions en démontre sa faisabilité et son innocuité.

Fini les déchets. Les plastiques d’emballage pourraient bientôt filer tout droit dans l’estomac. Cette théorie, d’apparence irréaliste, prend forme progressivement. Quels en sont les obstacles ? La comestibilité, le goût et l’hygiène. L’entreprise américaine « Monosol » a déjà surmonté la première contrainte. Ses ingénieurs ont créé des sachets alimentaires à faire dissoudre dans l’eau.

Une bouteille de vin en peau de raisin

Des scientifiques américains de l’Harvard Wiss Institut, dirigés par le Docteur David Edwards, travaillent, quant à eux, sur l’aspect gustatif du plastique. Constitués d’un polymère biodégradable et de particules de nourriture, ces emballages adoptent la saveur des aliments. Les premières tentatives ont donné lieu à la création, par exemple, d’une bouteille de vin en peau de raisin et d’un emballage en peau de tomate pour contenir du gaspacho.

Le cycle de vie des aliments prolongé

Des scientifiques de l’université de Bourgogne ont avéré l’innocuité de ces emballages. Ils sont dotés « de propriétés antimicrobiennes ». Certains, comme celui sur lequel travaillent des chercheurs de l’université de Sao Paolo, changent même de couleur en fonction de l’état de conservation du produit. Un autre emballage, mis au point par des chercheurs portugais, permettrait de prolonger le cycle de vie naturel des aliments. Une fois recouverts d’une solution liquide contenant des nanoparticules, les aliments seraient protégés d’une contamination par des micro-organismes, d’une perte d’eau et d’une entrée d’O2.

Toutefois, ces inventions ne sortiront pas tout de suite des laboratoires. Avant d’arriver dans nos assiettes, elles devront être approuvées par les agences de sécurité alimentaire.

Un projet européen pour un suivi des contaminants dans les assiettes


Depuis le 1er mars 2012, l‘agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation coordonne un projet européen qui a pour but d’harmoniser les différentes méthodes de surveillance de l’exposition des populations aux contaminants chimiques dans leur alimentation. Le TDS (Total Diet Study, en français EAT (Etude de l’alimentation totale)), réunit 19 pays.

La surveillance commune entre pays européens a pour principal objectif l’amélioration de la connaissance des contaminations chimiques alimentaires. C’est « un outil majeur de la sécurité sanitaire et de la politique nutritionnelle », explique l’agence. Les consommateurs sont quotidiennement exposés à des « bruits de fond » provenant de substances comme le plomb, le cadmium ou encore l’arsenic.

Les consommateurs sont exposés tous les jours à des contaminants chimiques parfois toxiques présents dans les aliments. (Photo Julien Haler)

26 partenaires prennent part à ce projet dont l’EFSA, la Direction générale santé consommation de l’Union européenne (DG Sanco), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO).

Une coordination nécessaire

Ce projet fait suite à une étude déjà publiée en novembre 2011 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Il est indispensable que les études nationales soient comparables entre elles : à l’heure actuelle, on ne sait pas si les Tchèques sont plus ou moins exposés que les Français à tel ou tel contaminant », constate Jean-Luc Volatier, adjoint au directeur de l’évaluation des risques de l’Anses dans le Journal de l’environnement. En effet, comme le souligne l’Anses, certains membres de l’Union Européenne « ne disposent pas encore d’étude de l’alimentation totale ».

Pauline Le Diouris

Des pesticides dans le thé chinois !


Une tasse de thé

Des pesticides ont été détectés dans le thé chinois.

L’art du thé est légendaire en Chine. Mais l’utilisation des pesticides aussi. Les producteurs de thé ont décidé de mêler les deux, et voilà le résultat.

Ce mardi 24 avril, Greenpeace annonçait que le thé de la prestigieuse marque Lipton distribué en Chine comportait des pesticides. L’organisation non gouvernementale de protection de l’environnement a testé 18 thés produits par neuf compagnies chinoises, choisies au hasard, durant ces derniers mois. Le rapport vient de tomber. Résultat : douze d’entre eux contiennent au moins un pesticide dont l’usage a été interdit pour la culture du thé, tel que l’endosulfan et le méthomyl.

Des pesticides causant l’infertilité

Pourtant, l’endosulfan, cause d’infertilité chez les plus jeunes, avait été ajouté en 2011 à la liste des persistants organiques polluants par les Nations Unies, du fait de son impact reconnu sur le développement et la reproduction des humains et des animaux. « Dans tous les échantillons nous avons retrouvé des résidus. Jusqu’à neuf pesticides dans le  » thé de bouddha « , dont le méthomyl, un insecticide très toxique interdit dans les arbres à thé ici en Chine », expliquait Wang Jing, responsable du secteur alimentation et agriculture chez Greenpeace en Chine. Chaque échantillon testé comporte des traces d’au moins trois pesticides, 17 pour le pire. Du côté des marques incriminées, l’entreprise Tenfu, via son représentant commercial Monsieur Li, explique que : « Nos produits ont passé tous les tests de conformité en vigueur et sont sans danger pour la consommation ». Un écho à certaines voix d’experts tel que Lin Yan, chercheur à l’association sur les pesticides : « Pas de panique, les niveaux de pesticides sont très inférieurs aux niveaux autorisés par la loi. »

Laurette Bouysse

Les chauves-souris : remplaçantes des pesticides ?


Les pesticides font beaucoup parler d’eux. Après avoir été décrits comme néfastes pour l’environnement, on leur trouve des alternatives. La dernière en date : les animaux. Le venin d’araignée a déjà été cité comme insecticide. C’est au tour des guêpes et des chauves-souris d’entrer en scène. Une solution pour l’environnement, mais aussi pour le porte-feuille !

Une chauve-souris

Adieu les stocks de pesticides, bienvenue aux élevages de chauves-souris !

D’après la chronique du 18 avril de Virginie Garin sur RTL, l’idée serait apparue aux Etats-Unis, suite à l’arrivée des chauves-souris dans les champs de coton, venues y déguster des insectes. Une étude  publiée dans le journal Frontiers in Ecology and the Environment, et reprise par l’ONU, démontre que ces insectivores seraient une alternative aux pesticides, plus efficace et moins coûteuse. Celle-ci permettrait aux Américains d’économiser 740.000 US$ (l’étude prenant en compte la valeur des cultures de coton qui auraient été perdues en l’absence de chauves-souris, et des économies réalisées grâce à l’utilisation réduite des pesticides). « Les chauve-souris jouent un rôle essentiel en tant qu’agent de contrôle naturel des ravageurs en générant des avantages économiques, sociaux et environnementaux dans l’Economie Verte », déclarait la secrétaire exécutive par interim de la CMS (Convention du PNUE sur la conservation des espèces migratoires appartenant à la faune sauvage), Elizabeth Maruma Mrema.

Laurette Bouysse

Du café et des chips cancérigènes ?


La Food Standards Agency, agence de sécurité alimentaire britannique, a relevé des taux trop élevés d’une molécule pouvant provoquer des cancers dans treize produits. Parmi eux, des chips, des frites, du café soluble et des biscuits.

Plusieurs études le montrent, seuls 15 % des cancers sont d’origine génétique, le reste étant généralement provoqué par le mode de vie, alimentation y compris. Les chercheurs britanniques en apportent une nouvelle preuve, dans un rapport paru en avril 2012, publié par le Daily Mail. Ils révèlent la présence d’un élément possiblement cancérigène dans plusieurs produits de consommation alimentaire.

Cette molécule dite toxique, l’acrylamide, avait déjà été identifiée par un groupe de chercheurs suédois il y a quelques années. Formée au cours de la cuisson des aliments, elle semblerait n’être dangereuse pour la santé qu’à partir d’un certain taux de concentration dans les produits. Ses conséquences sur l’organisme seraient néanmoins comparables à celles du benzopyrene, molécule à l’origine de cancers du poumon.

L’équipe de chercheurs britanniques, au même titre que l’OMS, préconise ainsi aux industries alimentaires de réduire les températures de cuisson lors de la préparation des produits, fixant la limite à 175 degrés pour des frites, par exemple. Alertés, de grands groupes comme Heinz ont d’ores et déjà annoncé des mesures en vue de la réduction du taux d’acrylamide. Nestlé, épinglé pour son Nescafé, considère pour sa part qu’il ne sera pas possible de réaliser des changements sans affecter le goût du produit final.

Virginie Bachelier

De la déprime à emporter


Manger dans les fast food plongerait le consommateur dans un état dépressif. Une récente étude publiée dans la revue Public Health Nutrition soutient cette théorie.

Consommer des pizzas, hot-dogs, hamburgers ou des pâtisseries commerciales noircirait les idées. C’est ce que révèle l’enquête menée par Almudena Sánchez-Villegas et ses collègues des universités de Las Palmas de Gran Canaria et de Granada. Réalisée auprès de 8 964 sujets, cette étude démontre que les personnes qui se situaient dans le quintile consommant le plus ces aliments avaient un risque de dépression accru de 51% comparativement à celles qui se situaient dans le quintile inférieur. Après un suivi moyen de 6,2 ans, 493 cas de dépression ont été rapportés.

 En partie causé par la consommation de gras saturés et trans

Plus les personnes consomment, plus le risque est élevé. Et plus elles sont susceptibles d’être célibataires, sédentaires, de consommer moins de fruits, de noix, de poissons, de légumes et d’huile d’olive, de fumer et de travailler plus que 45 heures par semaine.

En 2011, ce groupe de travail avait déjà souligné l’étroite relation entre l’alimentation et l’état de déprime, démontrant que les personnes consommant le plus de gras trans avaient un risque de dépression jusqu’à 48 % plus élevé que les personnes n’en consommant pas. L’augmentation de la dépression liée à l’alimentation ces dernières années, pourrait donc être due, en partie, à une présence croissante de gras saturés et trans dans les aliments.

Le premier restaurant sans allergènes de France a ouvert ses portes


A Lyon, le premier restaurant garanti sans allergènes vient d’ouvrir ses portes. Adieu lactose, gluten, oeufs, arachides, céleri, moutarde, lupin, mollusques, crustacés, soja, fruits à coque ou sésame. Bonjour fraîcheur et exotisme !

 » Mon histoire dans l’assiette « , tel est le nom de ce restaurant lyonnais qui propose une cuisine au concept unique : un restaurant pour allergiques alimentaires. L’idée : que manger redevienne un plaisir. Sa cible : les personnes souffrant d’intolérances alimentaires et d’allergies. Mais rassurez-vous ! Sa table est ouverte à tous.

Depuis le 11 avril, le restaurant a ouvert ses portes dans le premier arrondissement de la ville. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la carte surprend par son originalité. Notons au passage qu’elle a été conçue à l’aide d’un nutritionniste, de chercheurs et de cardiologues. Quatorze aliments ont été éliminés de la palette des ingrédients. Parmi eux, tous les principaux aliments allergènes, c’est-à-dire susceptibles de provoquer des allergies alimentaires.  » Ces ingrédients ne pénètrent pas dans la cuisine, précise Christine Delay, la gérante du restaurant dans un entretien accordé à la Tribune de Lyon. Ils ne sont présents dans aucun plat. Par exemple, on fait le pain nous même car il n’est pas possible de trouver un boulanger qui n’utilise pas de gluten pour faire son pain. On veut juste proposer une carte complète sans allergènes pour que chacun ait la liberté de choisir et prouver que l’on peut manger équilibré sans ces aliments allergènes « .

Un projet ambitieux…

L’idée est née en février dernier dans la tête de Christine Delay, cette ancienne fiscaliste de 43 ans, aujourd’hui reconvertie en chef cuisto. Elle a suivi un stage de quelques semaines chez Alain Ducasse avant de se lancer dans l’aventure. Quelques jours après l’ouverture de son restaurant d’une trentaine de couverts, elle attire déjà de nombreux clients. Et Christine Delay ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici quelques mois,  » Mon histoire dans l’assiette «  pourrait aussi proposer des plats à emporter et organiser des cours de cuisine, dédiés aux allergiques.

La carte de la fraîcheur

Le secret pour bien manger sans danger : utiliser des produits frais en s’approvisionnant auprès des producteurs locaux. Une idée de menu sans allergènes : en entrée, vous pourrez déguster un carpaccio de canard à l’infusion de basilic et sa petite salade d’herbes fraîches ou un foie gras aux poires avec son croustillant de fenouil ; en plat principal, une épaule d’agneau confite avec sa purée de haricots coco et légumes confits au jus, ou encore un cabillaud aux trois agrumes avec les légumes de saison… Pour terminer ce repas en apothéose, rien de tel qu’une poire pochée aux épices et son granité, ou son croustillant de pomme à la verveine. L’originalité est donc à l’ordre du jour avec des repas alléchants et créatifs.

Un restaurant novateur qui tend à montrer qu’équilibre alimentaire et saveur peuvent aller de paire. Avec un menu à 13,50 euros le midi (formule entrée + plat ou plat + dessert) et deux menus à 20 et 27 euros le soir, les personnes souffrant d’intolérances alimentaires pourront désormais sortir dîner sans se ruiner. Ainsi, chacun pourra composer sa propre histoire dans son assiette.

Le chiffre.

2 000 000 : En 2010, le nombre de Français sujets à des intolérances alimentaires était estimé à plus de deux millions. Une population de plus en plus importante à satisfaire.

L’adresse :

 » Mon histoire dans l’assiette  » : 10, rue Longue 69 001 Lyon. Tél : 04-78-28-38-53. Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h et du mercredi au samedi de 19h à 22h. Formule du midi (entrée + plat / plat + dessert) : 13,50 euros. Deux menus le soir à 20 et 27 euros.

Alimentation : les ententes illicites pourchassées


Depuis sa création il y a un an, l’Autorité de la concurrence traque et sanctionne les ententes illiicites entre producteurs, notamment dans le secteur de l’alimentation.

« L’Autorité de la concurrence est une autorité administrative indépendante, spécialisée dans l´analyse et la régulation du fonctionnement de la concurrence sur les marchés, pour la sauvegarde de l´ordre public économique. » Voici, telle quelle, la définition de l’organisme sur son propre site Internet. Plus simplement, l’autorité, créée en mai 2011, s’assure de la transparence des rachats de sociétés par d’autres. Son autre champ d’action concerne la traque des ententes illicites entre les entreprises, qu’elle n’hésite pas à sanctionner à coups d’amendes mirobolantes. Et durant ce mois de mars, c’est le secteur de l’alimentation qui a pris cher.

Farines, endives, croquettes animales, yaourts. Ces quatre types de produits ont été épinglés par l’autorité. En cause, une entente entre producteurs pour négocier les prix. Passage en revues de ces « prunes » pas si délicieuses que ça.

  • Le 6 mars dernier, les producteurs français d’endives, premiers au monde, ont été punis avec une amende de 3,6 millions d’euros, pour sanctionner une entente qui durait depuis 14 ans. Les producteurs assument cette entente, et la justifient par le fait « d‘éviter des périodes de vente à perte, désastreuses pour les entreprises », sans jamais vouloir « porter atteinte aux intérêts des consommateurs ». Les producteurs , «outragés », ont manifesté devant le ministère de l’agriculture quelques jours plus tard (en video).
  • Une semaine plus tard, ce sont les meuniers français et allemands qui sont pris par la patrouille. L’Autorité s’est estimée roulée dans la farine depuis 40 ans et impose une amende de 242,4 millions d’euros ! Deux raisons à l’origine de cette sanction. Tout d’abord, un pacte de non-agression mutuelle entre les deux pays, limitait les volumes d’exportation. Une entreprise de meunerie allemande a dénoncé cette entente et s’en est sortie indemne. Pour cette entente, le gendarme de la concurrence à prononcé une sanction de 95,5 millions d’euros contre ce qu’elle n’hésite pas à appeler le « cartel franco-allemand ».

Concernant la deuxième raison invoquée, c’est le verrouillage des prix entre grande distribution et hard discount sur ces quatre dernières décennies. Valeur de l’amende : 146,9 millions d’euros. Il va falloir mettre la main à la pâte pour rembourser ces montants…

  • Encore une semaine plus tard, c’est au tour des fabricants de croquettes animales de se faire punir pour « avoir limité la concurrence au stade de la distribution en gros de leurs produits », entre 2004 et 2008. Les groupes Nestlé, Mars Incoporated, Colgate-Palmolive et leurs filiales sont condamnés à verser une amende de 35,3 millions d’euros.
  • Désormais, c’est vers les industriels du yaourt que l’autorité de la concurrence s’attaque. Pas d’amende, mais l’enquête suit son cours. C’est le journal Les Échos qui a révélé l’affaire il y a quelques jours. Les industriels Lactalis, Yoplait, Novandie (Mamie Nova et Andros) sont soupçonnés de limiter la baisse des prix lorsqu’ils vendent leurs yaourts aux marques distributeurs. La aussi, ces grands groupes risquent de grosses amendes.

Si il ne fait aucun doute que l’autorité de la concurrence semble remplir ses missions avec du zèle, certains experts de l’économie s’inquiètent peut-être sur cet excès, qui pourrait pénaliser le système économique.

Alexandre Teireura