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Le number one du circuit… court

by sur 4 octobre 2011

Les circuits courts, on en parle beaucoup, mais encore faut-il en choisir un !

Dans le plan pour privilégier la commercialisation de produits agricoles en « circuits courts » dévoilé par l’ex- ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, en 2009, il est clair qu’une forme de circuit était mise en avant. Regardons de plus près…

Le plan avait pour objectif de :

  • faciliter une meilleure connaissance et une meilleure organisation des circuits courts, notamment des AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne)
  • proposer une formation aux agriculteurs qui souhaitent commercialiser en direct leur production, en AMAP ou en autre mode direct
  • verser une aide à ceux qui s’installent en circuits courts

Pour Michel Barnier, les AMAP représentaient clairement les circuits courts, pourtant, il en existe bien plus. En effet, les circuits courts c’est la vente à la ferme, par correspondance ou via les Amap, mais également la vente indirecte avec seulement un intermédiaire, comme dans le cas de la restauration (traditionnelle, collective…) ou d’un commerçant détaillant (boucher…). Cette définition venant du ministère lui-même, il y a de quoi se poser des questions quant à la valorisation d’une forme de circuits courts en particulier.

Le blog Consoblog a fait un petit listing de ces circuits :

  • la vente à la ferme,
  • les marchés de producteurs,
  • les magasins de coopératives de producteurs,
  • les coopératives de producteurs et consommateurs,
  • les dépôts de paniers de légumes,
  • les ventes de panier sur abonnement : ce sont les AMAP (parfois en livraison à domicile, en dépôts de paniers, ou avec paniers à chercher à l’exploitation)
  • les groupes de soutien à l’agriculture

Les AMAP ont la faveur des producteurs, et manifestement du ministère, pour une raison pratique : avec les AMAP, les producteurs ont le temps de préparer leurs produits à l’avance et de s’organiser pour qu’il n’y ait pas de perte. Alors qu’une association de producteurs et de consommateurs comme Blaz ar Vro engendre des pertes. Blaz ar Vro est une association qui permet de commander des produits aux différents producteurs de l’association via internet. Les paniers sont commandables jusqu’au mercredi, et le vendredi les clients viennent les chercher. Les producteurs doivent s’organiser pour avoir les produits commandés, dans un délai de deux jours. Cela prend du temps, et engendre des pertes. En revanche, les consommateurs peuvent échanger avec les producteurs dans une ambiance conviviale, ce qui est impossible avec les AMAP. Dans l’un ou l’autre des cas, les inconvénients concernent les producteurs, et les avantages, les consommateurs.

Choisir son circuit court est donc un réel enjeu lorsqu’on est producteur, en revanche pour nous les consommateurs, que ce soit l’un ou l’autre, le circuit court sera toujours à notre avantage!

Laurette BOUYSSE

From → Circuit court

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