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Avoir faim : une envie ou un besoin ?

by sur 23 novembre 2011

Des chercheurs français ont découvert une molécule qui pourrait donner faim. Testée sur des animaux, elle pourra peut être l’être d’ici quelques années chez l’homme.

La faim. Jean-Marie Bourre explique dans son ouvrage « Diététique du cerveau : la nouvelle donne », que manger est très important : « La qualité de vie, notamment celle que le cerveau engendre, dépend de l’alimentation. » Des chercheurs rouennais réunis au sein de l’IFRMP( L’Institut Fédératif de Recherches Multidisciplinaires sur les Peptides ), ont découvert une nouvelle molécule qui pourrait à terme – si les nouvelles expériences sont concluantes – être testée chez l’être humain. Le mécanisme est le suivant : une chaîne de vint-six acides aminés a été extraite de cerveaux de grenouilles. Elle a été baptisée « 26RFamide ».

« Lorsqu’une molécule a été conservée tout au long de l’évolution, c’est le signe que son rôle est vital pour l’organisme » analyse ainsi Jean Costentin, de l’Unité de neuropsychopharmacologie de Rouen. Elle a été injectée dans le cerveau des rongeurs. Suite à cela, l’équipe de chercheurs a constaté que la petite bête mangeait plus que d’habitude. Par conséquent ils ont pu affirmer que : le 26RFamide exerce un puissant effet orexigène, autrement dit il stimule l’envie d’avoir faim. Il appartient à la famille des neuropeptides. C’est une hormone oeuvrant à l’équilibre de la quantité d’aliments ingurgitée dans le corps. Cette découverte pourra peut-être guérir certaines formes de maladies, comme l’anorexie ou l’obésité.

A terme, si les moyens le permettent, certaines molécules qui ont les mêmes effets que ces neuropeptides ou qui les bloquent, pourraient contrôler la quantité d’aliments consommée par les patients. Car la faim est un mécanisme très complexe, le préserver est aussi très difficile.

Comment maîtriser sa faim ?

L’alimentation est capitale. C’est un élément fondamental et constitutif de notre corps. Obésité, diabète sont des maladies liées aux problèmes de nourriture. « Les aliments retardent l’échéance fatale, peuvent soigner, et, nouvelle préoccupation : ils assurent la qualité de vie » assure Jean-Marie Bourre. Alors manger, oui, mais pas trop, et, si possible équilibré. Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute conseille « d’être capable de faire la différence entre deux sortes de faim : la faim physiologique et la faim psychologique. » La première est un besoin de nourriture pour le corps. Celui-ci sera ressourcé par le biais de certains nutriments qui lui procureront de l’énergie; la seconde, une envie de manger qui agit comme un mécanisme de défense contre des émotions incontrôlables : calmer une appréhension, un stress, un coup d’énervement. Vouloir s’alimenter ne signifie pas nécessairement que le corps en a besoin. Pour éviter de grignoter entre les repas, un fruit ou une collation peuvent être recommandés afin de soulager « la faim ».

Les avancées de la médecine permettent chaque année de nouveaux miracles. Mais les bienfaits d’une alimentation saine peuvent être parfois ignorés, ce qui est préjudiciable, car « le cerveau est la clef de voûte (…) ; il est le théâtre de l’intelligence et du plaisir. »

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From → Santé

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