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Pie noir et chou de Lorient : le retour des disparus

by sur 24 novembre 2011

La vache Pie noir et le chou de Lorient sont pour le mouvement militant Slow Food des « sentinelles », des produits régionaux en perdition. Grâce à d’impitoyables plans de sauvegarde, ils reviennent tous deux avec force et succès aujourd’hui dans nos assiettes.

Étonnant ! Le chou de Lorient était la vedette cette année de

Crédits photo : FlikR

la biennale du mouvement Slow Food, l’Euro Gusto, organisée mi-novembre à Tours. Pourtant ce chou au feuillage gaufré et violacé, apprécié pour sa saveur et sa conservation au froid était devenu le grand absent des marchés de Bretagne et d’ailleurs. Victime entre autre, ces trente dernières années, de l’expansion des villes, et de son image trop populaire, considéré même comme grossier et pestilentiel.

Défenseur de la biodiversité, le mouvement international Slow food  a tiré la sonnette d’alarme. L’an passé, un projet sentinelle autour de la variété de chou de Lorient est crée . En clair : un plan de sauvegarde. Fédérer les agriculteurs et les amateurs du chou de Lorient, promouvoir son développement avec l’appui des restaurateurs locaux, protéger l’identité de la variété et défendre les méthodes paysannes : tels sont les grands axes du programme du projet sentinelle. Grâce à un travail en collaboration étroite entre paysans et chercheurs, le chou de Lorient revient aujourd’hui en grâce d’après un article du Télégramme. Une dizaine d’agriculteurs autour de Lorient, et sur l’île de Groix cultivent la variété. Fort en vitamine C, anticancéreux, peu calorique : ces qualités nutritives ainsi que son prix lui confèrent un certain succès auprès des consommateurs.

Sur la sellette, on retrouve aussi la vache Pie noire et sa célèbre robe noire et blanche. Une espèce produisant un lait riche qui a contribué à l’essor de la biscuiterie et du lait écrémé breton.

Mais la vache Pie noire a aussi connue pour être la plus petite race française, ayant bénéficié en 1976 du premier plan de sauvegarde français de race bovine en péril. A l’époque on ne comptait que 340 éleveurs pour 311 bêtes. En 2006, le nombre d’animaux a triplé. Un bilan encore insuffisant pour le mouvement Slow food qui défie pour 2010 d’atteindre 1600 vaches. Un an après, le pari est réussi, grâce notamment à un des vecteurs du plan de sauvegarde : la promotion du goût singulier des produits laitiers, puis carnés de la Bretonne Pie Noir. Conséquence de son succès, l’espèce attirerait de nouveaux et jeunes agriculteurs.

From → Production

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