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A la soupe à Saint-André-lez Lille !

by sur 14 février 2012

Quoi de mieux pour réchauffer les papilles par ce temps glacial ? A Saint-André-lez Lille, c’est le mois de la soupe. Elle a été dégustée par les plus jeunes à la récréation. Suite au Plan National pour l’Alimentation (P.N.A.), la maison de l’alimentation et les différents acteurs locaux de la ville de Saint-André-lez Lille ont mis en place cette initiative pour tout le mois de février.

Ça coule de soupe…!

Chaude la soupe, chaude ! Alors qu’il reste quelques flocons de neige dans l’hexagone, 250 élèves du collège Jean-Moulin, à Saint-André-lez-Lille ont pu goûter à la récréation, de la soupe préparée par le chef de l’équipe du restaurant scolaire de l’établissement, Frédéric Dubois : «c’est un pari, et ça fonctionne », explique-t-il. En effet, sur une idée du gestionnaire, une fois par semaine et durant tout le mois de février, c’est soupe à la récré, et tous les « ptis bouts » sont les bienvenus.

Lundi dernier, c’était soupe de carotte au curry, la distribution s’est faite dans la cour, alors que la température était peu élevée : « ça a très bien marché, il n’en restait plus un gramme.. », confie Nathalie Delprat, la principale. Selon elle, les enfants rechignent plus à manger des légumes que de la soupe. Et, depuis plusieurs semaines, c’est devenu une habitude, elle est proposée pour les demi-pensionnaires, « les élèves connaissent », avance-t-elle. Le « chef-cuisto », a écoulé en seulement un quart d’heure 10 à 12 litres de soupe : « on est dévalisé depuis le début de l’opération », se réjouit-il.

Une soupe colorée, de quoi réveiller les papilles...

Une soupe 100 % naturelle

« Notre volonté est de donner autre chose que du sucré, dans leurs assiettes. » Des légumes de saison et de la région, « on ne rajoute rien », assure-t-il. Pas de conservateur, pas d’additif, « pour que les enfants sentent le vrai goût du légume », soutient Frédéric Dubois.

Depuis le début de l’initiative, la soupe au curry a été testée, suivie de poireaux pommes de terre, et cette semaine, c’est le céleri qui sera mis en bouche. Selon le chef, il est important de médiatiser les légumes dans les établissements : « on y met du cœur. On a la chance de ne pas avoir beaucoup d’élèves à la cantine (180 par jours, ndlr), cela nous permet une certaine souplesse. Et on peut faire des produits frais sans problème. » Il confie d’ailleurs avoir eu des retours des parents, à ce sujet : « ils nous ont dit que l’on faisait mieux à manger qu’eux ! »

Une idée parmi tant d’autres

Pour le « mois de la soupe », une animation sur les marchés les mardis 31 janvier, 7 et 14 février ont été animés par la banque alimentaire, la ville de Saint-André, et la maison de l’alimentation. Dans le cadre du P.N.A., la maison des saveurs qui a débuté en septembre dernier a pour but d’informer les usagers sur l’alimentation. Après des débuts quelque peu compliqués, les habitants viennent petit à petit se renseigner, « sur les bienfaits nutritionnels ».

Joséphine Vandalle, chargée de mission au groupement qualité Nord-pas-de-Calais, qui coordonne le projet explique qu’« il faut mobiliser les acteurs locaux. Afin de construire des projets ensemble. » Pour exemple, quatre classes de CP et de CE1 ont pu découvrir comment poussaient les légumes ou apprendre leurs noms : « On en avait mis dans des sacs, et les enfants devaient les toucher pour les reconnaître. » Une journée sans déchet était aussi au programme.

3 questions à Dorothée Germain, chef de projet « V.I.F » (Vivons en forme)

C’est-à-dire qu’elle a un rôle d’accompagnement, et entreprend des actions dans les écoles, gère les projets, la cohérence de l’éducation à la santé à Saint-André-lez Lille.

Les enfants sont-ils un public difficile à sensibiliser, quand on parle d’alimentation ?

Pas du tout ! Ils sont attentifs, et ils sont même en demande. A chaque initiative, ils veulent que l’on revienne. Tant que les découvertes sont ludiques, ils comprennent le message. Il faut absolument leur parler du produit : pour le poireau, ils doivent le voir, le toucher, le sentir, et comprendre comment ça pousse. Grâce à cela ils vont dédramatiser l’aspect du légume. Et puis, il y a aussi un effet de masse : quand la majorité mange, ils mangent, même si, il y a toujours quelques réfractaires…

Justement, proposer de la soupe, n’est-ce pas un moyen de détourner l’attention des enfants ? De leur enlever l’aspect visuel ?

Non, je ne pense pas. Par exemple, pour les maternelles, sur quatre séances successives, on leur a fait goûter des fraises, de la tomate, des carottes et du choux. On leur a aussi expliqué comment cela poussait. On leur a fait manger des carottes crues, cuites, en purée et en gâteau. C’était pour leur montrer, qu’ils ont droit de ne pas aimer la présentation, mais ce n’est pas pour autant qu’ils n’aiment pas le goût ! Et la majorité à manger les quatre légumes. Quand on les accompagne, les enfants goûtent beaucoup, et les enseignants sont ravis.

Les parents ont de moins en moins de temps pour cuisiner, souvent les légumes sont achetés déjà tout prêts. Quelles pourraient être les méthodes pour que les parents initient plus leur progéniture à la cuisine ?

Indirectement, c’est à terme l’objectif du programme « VIF », car les enfants parlent à la maison, et les parents viennent nous voir après pour nous demander la recette. C’est vrai qu’ils ont de moins en moins de temps. Et peut-être aussi qu’ils ne se donnent pas les moyens. C’est tellement agréable de pouvoir cuisiner. Mais c’est difficile, car à notre niveau, nous ne touchons pas encore bien les parents. Mais dès qu’on leur propose quelque chose, ils répondent présents.

On essaye de faire de plus en plus d’actions avec eux. Selon le service jeunesse de la ville, les enfants qui ont été initiés dès le plus jeune âge à ces ateliers cuisine, et qui maintenant sont au collège, continuent d’adorer ce genre d’activité. Et ça c’est le plus beau des cadeaux.

« VIF », est le sigle de « Vivons en forme », un programme qui avait été initialement mis en place par le gouvernement sous le nom d’EPODE pour lutter contre l’obésité infantile. Depuis 2007, il a changé de nom. Plus de 250 villes de l’hexagone sont concernées par ce programme. Dorénavant, l’accent est mis sur des actions transversales d’éducation à la santé. Le but est  » d’aider les familles à modifier en profondeur et durablement leurs modes de vie par la promotion d’une alimentation variée, équilibrée et plaisante et d’une activité physique régulière. Il s’agit de mettre en place des actions de prévention durables, fédératrices et mobilisant l’ensemble des acteurs au plus près de la population. »

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From → Consommation, Santé

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